Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 16:52

Monsieur le Président de la République

Que cette journée du 11 novembre 2011, a été une cérémonie émouvante tant par sa ferveur, que par les décisions annoncées, elle a été aussi, pour nous, celle de l' espérance.

Je tiens par la présente au nom de tous les anciens de Suez et Chypre vous dire : Merci Monsieur le Président de la République.

Enfin le mot "Suez" a été prononcé, nous ne sommes plus ignorés.

Le 11 avril 2007, vous avez adressé à André Painsecq, créateur de l'ANAC aujourd'hui décédé, une lettre encourageante pour que ceux de l'opération  

700 dite Mousquetaire 1956 / 1957 soit enfin reconnus.

Au cours de ce conflit, 19 des nôtres ont été tués. Comme vous l'avez dit, Monsieur le Président, ils ont droit, eux aussi, à la reconnaissance de la Nation, c'est un devoir de mémoire.

Ce qui nous inquiète au plus haut point, est que les conflits des OPEX reconnus, ne le sont qu'à partir de 1962, il n'est donc pas prévu d' honorer nos morts sur le futur monument prévu à la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour la Patrie.

Vous avez, pour action, communiqué au ministère de la défense, les différents courriers que nous vous avons envoyés, mais, comme ceux que nous leur adressons directement, tous sont sans réponse.

Est ce normal d'être si peu considérés par notre ministère de tutelle ?

Monsieur le Président, nous vous serions reconnaissants, de bien vouloir intervenir auprès des autorités en charge de notre dossier, pour qu'une révision des décisions prises jusqu'à ce jour, fassent que les Appelés, Maintenus, et Engagés obtiennent la TRN, et, le statut d'ancien combattant à part entière, sans distinction d'Armes, de Régiments, de Métiers, et de Fonctions.

Savez vous, que les appelés n'auraient pas dû être envoyé au Moyen-Orient ?.

Tous sur place, avons œuvré pour que gagne la France, et n'ont pas que quelques uns, comme décidé jusqu'à présent. La victoire est le résultat des efforts de tous.

Il est donc nécessaire, que le Ministre de la Défense, le Secrétaire d’État aux anciens combattants, les personnes en charge de ce dossier, fassent procéder à la révision de notre statut, pour qu'enfin, tous ceux qui ont quitté la France, pour défendre ses intérêts en territoire étranger soient enfin reconnus.

En un mot, Monsieur le Président, nous vous demandons de transformer l’essai, que vous venez de marquer.

Monsieur le Président sachez que notre reconnaissance vous est acquise, faites en somme de ne pas décevoir ces vieux militaires de 76 à 80 ans qui n'ont même pas droit au qualificatif de vétéran, car1956, est antérieur à 1962 ! Pour eux c'est une question d'Honneur.

Monsieur le Président de la République, je tiens à vous remercier sincèrement de votre soutien, et vous prie d'agréer, l'hommage de mon plus profond respect.

Henri, Jean-Claude LAFON

PJ : Plaque déposée par nos soins et à nos frais à l'entrée de la caserne du 35 éme RAP à Tarbes

Liste des 19 morts, le 19 éme ne figure pas sur la plaque, car connu après sa pose.

L'historique de notre association 

Réponse de la Présidence de la République Etat-Major Particulier

Monsieur le Président,

Par lettre en date du 12 novembre dernier, sous avez bien voulu faire part à Monsieur le Président de la République de vos réflexions sur l'évolution de la portée symbolique de la journée du 11 novembre.

Très attaché au devoir de mémoire et particulièrement attentif au monde combattant, le Chef de l'État m'a confié le soin de vous répondre.

Le Président de la République a souhaité qu'à l'occasion du 11 novembre la République rende désormais hommage dans un même geste aux Poilus disparus lors de la Grande Guerre et à tous les soldats tombés, depuis lors, dans l'accomplissement de leur devoir.

L'évolution de la société française, l'actualité, l'oeuvre du temps qui bouscule les générations, imposent, plus que jamais, de redonner du sens aux journées dé célébrations nationales ainsi qu'aux commémorations des différents conflits qui ont endeuillé notre nation.

Le Chef de l'État souhaite donc que le 11 novembre puisse permettre de se souvenir des militaires morts dans tous les conflits du 20 éime siècle et d'aujourd'hui, consolidant ainsi le lien fort qu'il souhaite maintenir entre la nation et le monde combattant.

Enfin, j'adresse à nouveau votre correspondance à Monsieur le secrétaire d'État auprès du ministre de la défense et des anciens combattants afin qu'il prenne connaissance de vos réflexions et vous fasse connaître la suite qu'il paraîtra possible de lui réserver.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération distinguée.

Le commissaire en chef de la marine

Bernard ABBO

Réponse du Président de la République

Paris, le 25 novembre

Monsieur le Président,

Comme vous le savez, j'ai décidé de donner aux commémorations du 11 novembre un visage nouveau. Cette date fait partie de l'histoire de notre pays et restera à jamais attachée au souvenir des soldats de la Grande Guerre, nos glorieux Poilus.

Mais dans cette journée laquelle la pire des guerres a donné une signification si profonde, c'est à tous les « morts pour la France» que la Nation rendra désormais aussi hommage. Depuis la Première Guerre mondiale, plusieurs conflits sont venus retirer à nos familles d'autres frères, d'autres pères, d'autres maris, d'autres fils : ils méritent tous la reconnaissance solennelle de la Nation pour leur sacrifice,

C'est pourquoi les soldats « morts pour la France » depuis 1914 seront désormais associés à cet hommage national du 11 novembre.

Il s'agit d'une évolution importante de la portée symbolique de cette cérémonie nationale à laquelle je suis comme vous très attaché.

Aussi m'a-t-il semblé opportun de vous adresser personnellement le discours que j'ai prononcé au pied de l'Arc de Triomphe le 11 novembre dernier auprès du Soldat Inconnu et de cette flamme qui ne s'est jamais éteinte.

Votre association dont je salue l'admirable dynamisme et la constante ferveur, est en effet la preuve de la vitalité de ce devoir de mémoire et le témoignage permanent, auprès de nos concitoyens, du courage des soldats français, quels que soient l'époque et le théâtre de leur engagement et de leur sacrifice.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en assurance de mes sentiments les meilleurs,

Nicolas SARKOSY

Entre temps nous avons appris l'existence d'un projet de monument à la mémoire des soldats morts en OPEX et nous avons  consulté le rapport sur le site: http://www.theatrum-belli.com/archive/2011/11/30/rapport-du-groupe-de-travail-monuments-aux-morts-en-operatio.html

Ayant constaté une nouvelle fois que le conflit de Suez était complétement occulté, Nous avons adressé de nouveau un courrier à Monsieur Guy Tessier  ainsi qu'au Général Mercier Ancien Commandant de la BA 112

 

 

Monsieur Guy TEISSIER

Député des Bouches du Rhône

Président de la Commission de la Défense

Assemblée Nationale

Objet : Obtention de la TNR et de la carte d'anciens combattants

Monsieur le Président

Vous avez bien voulu répondre à mon courrier du 18 octobre dernier, je vous en suis reconnaissant, je formule des voeux, pour que vos interventions auprès des services du Ministère de la Défense, soient porteuses de résultats.

Le 11 novembre, le Président de la République, au cours de son allocution à l'Arc de Triomphe, a cité SUEZ, imaginez notre joie, pour nous c’était un début de reconnaissance. Il a fait part aussi, du prochain monument National, qui sera érigé à Paris, à la mémoire de ceux qui sont morts pour la France en OPEX. Savez vous que la date plancher retenue est 1962, quid de ceux qui sont morts entre la dernière guerre mondiale est 1962 ? Faut'il en déduire que les morts pour la France n'ont pas tous la même valeur ?

Qui décide de telles anomalies ?

Le 6 novembre à Brignoles, nous avons fêté le 55 éme anniversaire de Suez, en présence de Madame Josette Pons, députée de la 6 éme circonscription du Var, à cette occasion , elle a décrit cette opération aujourd'hui méconnue. Nous lui avons témoigné notre satisfaction, et par l'intermédiaire de monsieur Michel Dutto, organisateur de cette cérémonie, nous lui avons remis un document relatant notre situation et nos objectifs.

Monsieur le Président de la commission de la défense, dans la mesure du possible, si vous pouvez nous tenir informer de l'évolution de vos démarches en notre faveur, sachez que les membres de l'ANAC Suez et Chypre 1956/1957 vous en serons tous reconnaissants.

Dans cette attente, avec mes sincères remerciements, veuillez agréer, Monsieur le Président l'expression de ma considération distinguée.

H. Jean-Claude LAFON

  

Courrier de Guy Teissier

Député des Bouches-du-Rhône

Monsieur le Président.

J'ai bien reçu votre lettre du 19 novembre dernier par laquelle vous m'avez apporté des précisions sur la situation des anciens combattants de Suez et de Chypre et je vous en remercie.

J'ai bien noté le problème posé par le fait que nous ne devons pas négliger nos militaires Morts pour la France entre 1945 et 1962 ainsi que tous ceux qui ont accepté d'exposer leur vie pour que notre pays puisse défendre ses valeurs et faire entendre sa voix dans le monde, en particulier les Anciens Combattants de Suez et Chypre.

Aussi ai-je décidé de procéder aux contacts nécessaires avec le cabinet du ministre pour que cette préoccupation soit prise en compte.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma considération.

Guy TEISSIER

 

Réponse du Général Mercier


MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Cabinet du Ministre Paris, le 14 décembre2011

Le Chef du Cabinet militaire

Monsieur le Président,

Vous avez appelé mon attention sur les conditions d’attribution de la carte du combattant et du titre de reconnaissance de la Nation aux militaires ayant participé aux opérations de Suez et Chypre en 1956. en me faisant part de vos regrets de ne pas voir évoluer la réglementation, laquelle exige un temps de présence de 90 jours en unité combattante.

Il convient en premier lieu de préciser que l’évolution des critères donnant vocation à la qualité de combattant et au titre de reconnaissance de la Nation est fondée sur un nécessaire principe d’équité.

Dans ces conditions, il n’est pas apparu nécessaire de distinguer le théâtre de la Méditerranée orientale de l’ensemble des autres territoires pris en considération.

Pour autant, si la règle de droit commun pour l’attribution de la carte du combattant est d’avoir appartenu à une unité combattante pendant au moins 90 jours, il ne doit pas en être nécessairement conclu que les anciens de la campagne de Suez sont systématiquement écartés du droit à la carte du combattant en raison de la brièveté du conflit qui a duré 63 jours.

En effet, certaines unités bénéficient des dispositions de l’arrêté du 15 avril 1994 fixant les bonifications à prendre en considération. En fonction de l’intensité des opérations de combat, des bonifications de 15, 30 ou 60 jours ont été attribuées en 1996 à certaines unités engagées. Les engagés volontaires bénéficient quant à eux, à titre individuel, d’une bonification de 10 jours.

Par ailleurs, et pour rester dans le droit commun, il est rappelé qu’indépendamment de la durée de présence en unité combattante, une participation à 9 actions de feu ou de combat collectives permet l’attribution de la carte du combattant et qu’aucune condition n’est exigée des militaires titulaires d’une citation avec croix ou justifiant d’une blessure de guerre.

Enfin, le cumul de services effectués au titre de différentes opérations est autorisé pour satisfaire aux conditions requises pour l’attribution de la carte du combattant au titre des opérations extérieures. Cette règle de cumul est également applicable pour le titre de reconnaissance de la Nation. Les militaires ayant participé aux conflits de Méditerranée orientale peuvent donc obtenir ces qualités en y ajoutant les services accomplis au titre d’autres opérations.

Dès lors, on ne saurait considérer les anciens combattants des opérations de Suez et de Chypre comme des oubliés de l’histoire, nombre d’entre eux bénéficiant de la retraite du combattant ou du titre de reconnaissance de la Nation en application des règles précitées.

Je souhaite enfin vous faire part des raisons qui expliquent que le futur monument dédié aux soldats morts en OPEX comprendra les noms de ceux qui sont tombés après 1962, conformément aux propositions contenues dans le rapport du groupe de travail présidé par le général Bernard THIORETTE

Au moment où s’affirme progressivement la « 4eime  génération du feu », la Nation se devait de rendre hommage aux soldats morts en OPEX. Cette reconnaissance devait, entre autres, s’inscrire dans la pierre, afin que celles et ceux qui ont combattu lors de ces opérations et que les familles des soldats qui sont tombés pour la France aient

conscience que leurs épreuves ou leur sacrifice ne sont pas méconnus.

La mémoire des OPEX, mémoire en construction, est en cela différente de la mémoire des conflits antérieurs, fissent-ils, comme la guerre de Corée, conduits dans un cadre international qui en fait des préfigurateurs des opérations contemporaines. D’ailleurs, les anciens du Bataillon de Corée possèdent déjà leur monument à Paris.

Le rapport a également mis en évidence que la nouvelle génération du feu ne comprendrait pas que le monument auquel elle aspire soit également dédié à des conflits désormais lointains, dans lesquels elle ne se reconnaît pas.

Dans ces conditions, et dans le souci de répondre aux fortes attentes de la « nouvelle génération du feu» et de ne pas brouiller le message adressé à la communauté nationale, il a été décidé de dédier ce monument aux soldats tombés lors des conflits postérieurs à la guerre d’Algérie

Les anciens du Bataillon de Corée, et des opérations de Chypre et de Suez ne doivent pas se méprendre sur le sens de ce choix ni en prendre ombrage. Le Gouvernement n’ignore en rien leurs mérites et leurs faits d’armes.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Général de corps aérien Denis MERCIER

Commentaires

Circulez il n'y a rien a voir

Quels moyens avons-nous à présents

Faudra-t'il aller taguer les noms des notres sur ce monument ?

Il me vient de suite une pensée pour Madame Lancrenon et ses enfants et je suis fier de les avoir vu dévoiler notre plaque de Tarbes.

Mais surtout n'essayer non plus de vous flinguer devant ce monument pour attirer l'attention.

Un colonel de la Marine l'a fait  en octobre dernier ainsi d'attirer l'attention sur le génocide des Mhongs du Laos, ses anciens compagnons d'armes.

Il est mort dans l'indifférence génèrale. S'il avait été épicier tunisien ?

Un militaire n'a aucune valeur dans le jeu politique.

Une nouvelle fois nous sommes les cocus de la République

 

 


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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 18:46

Courrier adressé à Monsieur le Directeur des services historiques de la Défense

département de l'Armée de l'Air Château de Vincennes

Avenue de Paris  94306 VINCENNES cedex

Objet : Reconnaissance de la Nation

Monsieur le Directeur

Je représente l'association des anciens combattants de Suez et Chypre, qui a pour but d'obtenir la reconnaissance de la Nation et la carte du combattant.

Les jeunes aviateurs appelés et engagés qui ont participé à l’opération Mousquetaire en 1956, ne sont pas reconnus, le nombre de jours de présence étant insuffisant, et, les informations comme unité combattante non connues, tel que précisées par l'article R.224 E du code des pensions militaires d'invalidités et victimes de guerre ( avoir appartenu à une unité ayant connu 9 actions de feu ou de combat).

Nous avons obtenu la médaille commémorative des opérations du Moyen-Orient par le décret n° 57-630 du 22 mai 1957 (voir pièce jointe), soit pour 113 jours, signé par Messieurs Guy Mollet et Bourgés-Maunoury . En réalité seuls 60 jours nous sont accordés, alors que 90 sont nécessaires,

nous ne comprenons pas ses « discriminations ». Nous avons quitté nos bases à partir de la mi-août 1956 pour ne revenir, pour les premiers qu' à partir du début du mois de décembre (en récompense), et pour les derniers en juin 1957, soit après 9 mois de présence en sol étranger.

Pouvez vous me communiquer quels sont les bases Aériennes, les unités, les services, les personnels qui ont participé à ce conflit, qui répondent aux 9 actions de feu ou de combat.

Merci, de me préciser également le statut des aviateurs qui ne correspondent pas à ces dispositions, et qui sont aussi méritants.

Depuis 2002 nous sommes toujours à la recherche des éléments nécessaires pour obtenir satisfaction.

A ce jour nous sommes en attente des décisions des services historiques qui doivent statuer sur les 75000 anciens combattants des OPEX qui doivent être reconnus, tel que défini par le décret n° 2010-1377 du 12 novembre 2010, qui précise que nous faisons parti du territoire de Méditerranée-

Orientale (Suez), notre but est, que le nombre de jours qui nous est attribué soit modifié, et qu'il corresponde au moins à celui de la médaille.

A ce courrier, je vous communique la photocopie d'un document du 18 mars 1957, qui précise que le personnel de la force « A », « APPELE » ayant accompli 6 mois de service à Chypre est considéré comme ayant satisfait au service en AFN. Je pense que de ce fait, ce temps doit être pris en compte pour l'obtention de la carte d'ancien combattant.

Après connaissance de ces informations, pouvez vous me préciser si chaque aviateur concerné devra s'adresser à vos services, ou si une demande globale sera suffisante.

Dans l'attente de vos réponses, avec mes remerciements anticipés, veuillez agréer Monsieur le Directeur mes salutations distinguées

H, J-C LAFON

Réponse

DIRECTION DE LA MEMOIRE, DU PATRIMOINE

ET DES ARCHIVES

SERVICE HISTORIQUE DE LA DEFENSE

Département de l’armée de l’air le 11/08/2011

Affaire suivie par Daniel Hary

Monsieur,

Votre lettre du 26 mai 2011 a retenu toute mon attention. Je considère votre demande à sa juste valeur puisqu'elle ne concerne pas votre cas personnel, mais intéresse une partie importante du contingent des aviateurs appelés et engagés qui participa à l'opération « Mousquetaire » en 1956. Il me semble donc important de vous fournir les éléments d'explications suivants.

Contrairement à ce que vous le supposez, il n'a pas été accordé de jours combattants au seul titre d'une présence sur site en Méditerranée orientale, dans le cadre de l'opération centrée sur le canal de Suez. En effet, si l'arrêté du 12 janvier 1994 et ses différents modificatifs établissent la liste des opérations ouvrant droit au bénéfice de la carte du combattant, ils ne font pas directement bénéficier de ce droit ou de la reconnaissance de jours reconnus combattants.

Il a donc appartenu au Service historique de la défense d'établir, dans le cadre de la période définie par l'arrêté cité ci-dessus, soit pour la Méditerranée orientale, Suez, du 30 octobre 1956 au 31 décembre 1956, quelles ont été les unités engagées pouvant prétendre à la qualité de combattante.

Les règles qui régissent cette qualification sont les suivantes : une période de trente jours est reconnue combattante à une unité si pendant ce laps de temps 3 actions de feu et de combat ou trois missions aériennes admises en équivalence peuvent être relevées dans les archives de celle-ci, journaux de marche et opération, comptes rendus d'engagements, cahiers d'ordres et de travail aérien en particulier. Ces décomptes ont permis l'établissement et la publication au bulletin officiel des armées de la liste du l août 1996 qui reconnait combattantes les unités citées en annexe.

Vous remarquerez que les périodes combattantes des escadrons et détachement sont inférieurs aux 60 jours évoqués dans votre lettre.

II est donc impossible, et vous avez pleinement raison sur ce point, à un militaire ayant fait partie de ces unités de bénéficier de la carte du combattant au titre du premier critère d'attribution, soit 90 jours de présence en unité reconnue combattante.

Les cartes du combattant « Méditerranée orientale, Suez » ont donc été conférées au titre des second et troisième critères d'attribution.

Je dois, à ce stade, vous rappeler que les forces aériennes engagées au cours de cette opération l'ont été sous forme d'unités constituées et non, comme cela s'est pratiqué pour des opérations ultérieures, sous forme de détachements Air composés d'éléments et de personnels issus de divers escadrons ou unité et agrégés sous un commandement spécifique. Les droits ont donc été reconnus aux unités opérationnelles, escadrons de chasse et détachements de transport, mais n'ont pas pu être étendus aux unités de support, base aérienne en particulier, qui n'ont pas connu d'actions de feu et ne peuvent se prévaloir des missions aériennes opérationnelles exécutées par les unités aériennes spécifiques.

Le second critère d'attribution, l'exécution de 9 actions de feu, ou de combat ou missions aériennes opérationnelles par l'unité d'appartenance, a permis de répondre à la demande du personnel non navigant des unités reconnues combattantes et figurant sur la liste parue au Bulletin officiel des armes. Le département de l'armée de l'air du Service historique de la défense est sur ce point habilité à répondre aux questions formulées par les services de l’ONAC en charge des dossiers individuels des postulants.

Le troisième critère d'attribution, la participation personnelle à 5 missions aériennes opérationnelles, a donc permis d'ouvrir les droits à la carte du combattant au personnel navigant des unités aériennes.

La réglementation actuellement en vigueur ne permet donc pas d'accéder à la demande des personnes ayant appartenus aux unités non navigantes mises en œuvre. Vous constaterez à la lecture du Bulletin officiel des armées que cette restriction s'applique à toutes les forces aériennes engagées aux époques voisines dans des opérations extérieures:

- Madagascar de mars 1947 à septembre 1949,

- Cameroun de décembre 1956 à décembre 1958 puis de juin 1959 à mars 1963,

- Mauritanie de janvier 1957 à décembre 1959 puis de novembre 1977 à octobre 1980, - Tchad de mars 1969 à octobre 1975,

- Zaïre de mai 1978 à mai 1981.

La structure des forces aériennes engagées dans les opérations extérieures plus récentes ayant évolué, le Service historique de la défense a, en revanche, pu faire reconnaître, à partir de 1978, la qualité de combattant à l'intégralité dés détachements Air des opérations « Tacaud », « Manta », « Epervier », «Barracuda », ainsi qu'aux détachements Air engagés dans le Golfe Persique et en ex-Yougoslavie. L'exploitation des archives plus récemment versées permettra dans une prochaine étape de caractériser le détachement Air mis en œuvre en Afghanistan.

J'espère par ces lignes vous avoir convaincu que le Service historique de la défense s'attache à répondre au mieux, dans la mesure des moyens qui lui sont impartis et mais aussi quelquefois dans la limite des archives qui lui sont versées, aux aspirations des ressortissants des différentes armées. Mais son action s'exerce, par définition, dans le cadre d'une réglementation qui s'impose à lui.

 

Mes collaborateurs et moi-même restant à votre disposition, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Pour le général de brigade Olivier PAULUS

Chef du service historique de la défense

Et par ordre: Le capitaine de vaisseau Jean-Yves Béquignon Chef du département Marine du service historique de la défense

 

Mes collaborateurs et moi-même restant à votre disposition, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Pour le général de brigade Olivier PAULUS

Chef du service historique de la défense

Et par ordre: Le capitaine de vaisseau Jean-Yves Béquignon Chef du département Marine du service historique de la défense.

Annexe

En ce qui concerne l'Armée de l'Air

Voici un extrait de la page 1892 du BO des Armées du 1er Août 1996

Liste des unités de l'Armée de l'Air ayant combattu en Méditerranée Orientale entre le 30 octobre et le 1er décembre 1956

Escadron de Chasse 1/3 Navarre et 3/3 Ardennes  Opération 700

du 1er novembre au 4 décembre 1956

Escadron de Reconnaissance 4/33 Opération 700

du 30 octobre au 11 décembre 1956

Détachement 61 ème Escadre de transport et GT 2/63 Opération 700

du 5 novembre au 4 décembre 1956

Détachement du S/GMMTA en AFN. Opération 700

du 5 novembre au 4 décembre 1956

Escadron de Chasse 1/1 Corse Opération 750

du 30 octobre au 3 décembre 1956

Escadron de Chasse 1/2 Cigognes Opération 750

du 30 octobre au 1er décembre 1956

 

 

 

 

 


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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 17:00

L'Association Nationale des Anciens Combattants de SUEZ et CHYPRE est en deuil 

Notre Président fondateur, Président d'Honneur de L'ANAC Suez et Chypre André PAINSECQ 07-02-2011-10-59-02.jpgnous a quittés ce dimanche 6 février 2011

Tous, nous sommes tristes, très tristes

Il est parti au bout d'une longue et épuisante maladie, sans avoir pu récolter les fruits de ses actions

Il voulait que les militaires engagés et appelés du contingent qui ont participé à l'opération MOUSQUETAIRE  pour récupérer le canal de Suez, nationalisé par le colonel Nasser chef de l’État Égyptien, obtiennent la reconnaissance de la Nation, et le droit à la carte d'anciens combattants.

Il s'est battu,

Il a mobilisé :

Les Présidents de la République

Les Ministres de la Défense

Les Ministres des Anciens Combattants

Les Élus de la Nation

La Presse, qui n'est réceptive qu'au sensationnel négatif. Suez et Chypre 1956, de quoi s'agit' il ? Circulez, il n'y à rien à voir!

Tout cela pour attendre, toujours attendre...

André,

Aujourd'hui c'est à notre tour de nous mobiliser, pour que justice te soit rendue, nous soit rendue

Ce sera ta juste récompense.

En 1957 nous avons été partiellement reconnus par le décret n° 57-630 du 22 mai signé du ministre des armées Monsieur Bourgés-Maunoury qui nous reconnait 113 jours (entre le 1er septembre et le 22 décembre 1956).

Pourquoi aujourd'hui, seuls 60 jours nous sont accordés alors que le minimum est de 90 jours.

Pour toi c'est une injustice !

Nous sommes partis à la mi-août 1956, et pour  certains, ne retrouver le sol de la Patrie qu'au mois de juin 1957

En 2006 à Fréjus tu as été invité par le général Lang et par l'Armée Française pour commémorer le cinquantenaire de la campagne de Suez et nous t'avons accompagné pour vivre ces moments inoubliables..

C'est à cette occasion que les Généraux  Bentégeat,  major général des Armées, Cuche major général de l'Armée de terre t'ont décoré de la Médaille commémorative de l'Outre-Mer.

A Chypre, l'Ambassade de France, l'Armée Britannique grâce à toi, nous ont fait revivre toutes les étapes qui ont jalonné notre parcours, nous avions 20 ans.

Famagouste, Limassol, Akrotiri, Nicosie, Tymbou, le Camp X, Episkopi etc..

En 2007, un espoir te donne du baume au cœur, celui d'être entendu, des promesses sont faites, vont elles aboutir ? c'était ton vœu le plus cher.

En mai prochain, nous allons nous réunir à Tarbes pour notre dixième assemblée générale, elle te sera dédiée.

Lorsque nous déposerons au pied de la plaque où sont inscrits les noms des 18 morts pour la France, que ton action a permis de retrouver, et, de réunir dans un lieu, où leur mémoire sera à jamais perpétuée , nos pensées t'associeront à leur souvenir.

A ta chère et dévouée épouse Thérèse, à ta famille, à tes amis, les administrateurs, le bureau, les adhérents, la grande famille de l'ANAC SUEZ et CHYPRE, présentent leurs condoléances attristées, et les assurent de toute leur sympathie.

A ces condoléances, nous joignons toutes les familles des 18 morts pour la France, et de ceux qui depuis, nous ont quittés

Que l'hommage que tu mérites te soit rendu, et que ceux qui ont fait la sourde oreille sachent qu'il y a des moments où une défaite politique imposée, doit être oubliée, pour ne retenir que la réussite militaire des Armées Françaises.

C'est pour cela que la reconnaissance de la Nation et la carte d'anciens combattants te reviendront de plein droit, malheureusement à titre posthume.

ANDRE, tous, du fond du cœur, te remercions de nous avoir réunis au sein d'une grande famille

Repose en paix

Tes amis et amies de l'ANAC SUEZ et CHYPRE

 

Les obsèques d'Andrè Painsecq se dérouleront en l'église de la Vendelée (50200)

Jeudi 10 février à 14 heures.

 

 

 

 


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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 10:21

Question publiée au JO le : 12/10/2010 page : 11060
Réponse publiée au JO le : 
18/01/2011 page : 474
Date de changement d'attribution : 
14/11/2010

Question écrite n° 90290 - 13ème législature posée par M. Bourguignon Pierre (Seine-Maritime - Socialiste, radical, citoyen et divers gauche) publiée au JO le 12/10/2010

Texte de la question

M. Pierre Bourguignon alerte M. le secrétaire d'État à la défense et aux anciens combattants sur la situation des anciens combattants de Suez et de Chypre. En 2007, le Président de la République, alors candidat à l'élection présidentielle, avait promis que soient reconnus les « droits des combattants des OPEX auquel il convient d'appliquer le principe d'une réparation égale pour tous, quelle que soit la génération ». En 2010, 54 ans après, les engagés et les appelés qui ont pris part aux conflits de Suez et de Chypre ne bénéficient toujours pas de la reconnaissance de notre pays, ni de la carte d'ancien combattant. Cette inégalité de traitement est très mal vécue par nos compatriotes qui n'ont fait qu'obéir aux ordres donnés par le gouvernement français de l'époque. Pour mettre fin à cette inégalité de traitement, il lui demande les mesures qu'il compte prendre pour remédier à cette situation.

Texte de la réponse

La période durant laquelle les militaires affectés à Chypre, qui ont participé aux opérations de Méditerranée orientale, dans la zone du canal de Suez, entre le 30 octobre et le 31 décembre 1956, est prise en compte pour l'attribution, d'une part, de la carte du combattant et, d'autre part, du titre de reconnaissance de la Nation (TRN), l'île de Chypre ayant effectivement constitué la base arrière des forces françaises appelées à intervenir sur le canal de Suez. L'attribution de la carte du combattant au titre de ces opérations est régie par les dispositions des articles L. 253 ter et R. 224 E du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre qui exigent des demandeurs de justifier : soit de quatre-vingt-dix jours de présence en unité combattante (des bonifications en raison de l'intensité des combats et de l'engagement volontaire pouvant majorer cette durée), soit de l'appartenance à une unité ayant connu, pendant le temps de présence de l'intéressé, neuf actions de feu ou de combat, soit, enfin, de la participation personnelle du militaire à cinq actions de feu ou de combat. Ont également vocation à obtenir la carte du combattant les titulaires d'une citation, les blessés de guerre et les militaires évacués pour blessure reçue ou maladie contractée en unité combattante. Lorsque ces conditions ne sont pas remplies par le militaire au titre des seules opérations de Chypre, ce qui est fréquemment le cas puisque leur temps d'affectation sur ce territoire est inférieur à trois mois, la participation à d'autres opérations est prise en considération pour permettre l'attribution de la carte du combattant au requérant. Le même principe s'applique pour ce qui concerne le TRN, la durée de présence sur le territoire chypriote doit nécessairement être complétée par la participation à un autre conflit pour atteindre la durée de quatre-vingt-dix jours de présence sur un territoire donné exigée par les textes. Sont toutefois également dispensés de cette condition de durée les postulants au TRN évacués pour blessure reçue ou maladie contractée pendant ces opérations, ainsi que les militaires déjà titulaires de la carte du combattant. Seules les opérations visées à l'article R. 224 E du code précité et définies à l'article L. 253 ter du même code, peuvent être prises en compte pour compléter la période de service effectuée à Chypre. La liste de ces opérations et les périodes de service à retenir pour chacune d'elles ont été fixées par l'arrêté du 12 janvier 1994 modifié. Cependant, en l'absence de texte définissant ces actions dans le cadre des opérations extérieures, les critères antérieurement retenus pour l'Afrique du Nord étaient utilisés, à l'exclusion de la durée de présence sur le territoire algérien. Toutefois, ceux-ci n'étant pas adaptés aux conflits contemporains, un groupe de concertation composé des différents services intéressés du ministère de la défense, comprenant notamment des représentants des états-majors et du service historique de la défense, a dressé une liste des critères constitutifs des actions de feu ou de combat. C'est sur la base de ces travaux que l'article R. 224 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre a été modifié. Le Gouvernement a publié, au Journal officiel de la République française du 14 novembre 2010, le décret n° 2010-1377 du 12 novembre 2010 qui définit les modalités d'octroi de la carte du combattant en faveur des militaires engagés en opérations extérieures.

 


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Jeudi 4 novembre 2010 4 04 /11 /Nov /2010 22:09

Monsieur le Président.

Vous avez bien voulu appeler mon attention sur les conditions d’attribution de la carte du combattant aux militaires ayant participé aux opérations extérieures (OPEX).

Le droit à la carte du combattant, initialement limité aux Première et Seconde Guerres mondiales, au conflit indochinois, à la guerre d’Algérie et aux combats du Maroc et de la Tunisie, a été étendu aux opérations extérieures par la loi du 4 janvier 1993 et son décret d’application du 14 septembre 1993, codifiés aux articles L. 253 ter et R. 224 E du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre.

Au critère général d’attribution de la carte du combattant qu’est la présence de 90 jours en unité combattante se sont ajoutés, au titre des services en Afrique du Nord, la participation, à titre collectif ou individuel, à des actions de feu ou de combat ainsi qu’un dernier critère introduit par l’article 123 de la loi de finances pour 2004 pour les anciens militaires ayant servi en Algérie. En effet, une durée de 4 mois de présence sur ce territoire permet désormais d’obtenir la carte du combattant. Cet assouplissement a été justifié par l’insécurité permanente qui régnait en Algérie du fait des techniques de combat utilisées par la guérilla

Dans le cadre des OPEX, et en l’absence de texte définissant spécifiquement les actions de feu ou de combat, les critères retenus pour l’Afrique du Nord sont utilisés, à l’exclusion de la durée de présence sur le territoire algérien.

Toutefois, ceux-ci n’étant pas adaptés aux conflits contemporains, un groupe de concertation composé des différents services intéressés du ministère de la défense, comprenant notamment des représentants des états-majors et du service historique de la défense, a dressé une liste des critères constitutifs des actions de feu ou de combat.

Les projets de décret et d’arrêté définissant les actions de feu et de combat pour les opérations extérieures seront publiées dans les prochaines semaines.

Ils permettront l’adaptation des critères d’octroi de la carte du combattant en faveur des soldats engagés en opérations extérieures

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma considération distinguée.

Signé Hubert Falco

Un petit rappel

Décret n°57‑630 du 22 mai 1957 portant création d'une médaille commémorative française des opérations du Moyen‑Orient

Le président du conseil des ministres

Sur la proposition du ministre de la défense nationale et des forces armées et des secrétaires d'Etat aux forces armées (terre) (marine) et (air).

Vu les articles 47 et 54 de la Constitution,

Décrète,

Art. 1er ‑ Il est créé une médaille dite « Médaille commémorative française des opérations du Moyen‑Orient ».

Art. 2. ‑ Cette médaille sera accordée aux militaires français des armées de terre, de mer et de l'air qui ont participé, entre le 1erseptembre 1956 et le 22 décembre 1956 (inclus) aux opérations qui se sont déroulées dans, la zone géographique comprise entre les parallèles 20 et 36 et les méridiens 24° E et 40° E (méridien international)

Que l'on reconnaisse enfin nos 113 jours !!

Je ne peux pas m’empêcher de penser que l’on cherche toujours à gagner du temps pour une question d’argent.

Le temps passe et nos effectifs s’amenuisent de jours en jours, ce statut d’ancien combattant aurait dû nous donner droit à la retraite du combattant de 589,96 € par an à partir de 65 ans.

Comme nous avions tous environ 20 ans en 1956 cela fait en gros 10/12 ans de manque à gagner !! Et ce n’est pas tout c’est aussi une demi part pour les impôts sur le revenu à partir de 75 ans.

Consolons nous, nous allons peut être pouvoir partir dans un linceul tricolore.

Paul Crépin

 


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Dimanche 10 octobre 2010 7 10 /10 /Oct /2010 08:54

(Source Denis Lefebvre)

QUESTION ÉCRITE   le 4 octobre 2010

 

 

M. Pierre BOURGUIGNON attire l’attention de Monsieur le Ministre de la Défense, sur la situation des Anciens Combattants de Suez et de Chypre.

En 2007, le Président de la République, alors candidat à l’élection présidentielle, avait promis que soient reconnus les « droits des combattants des OPEX auquel il convient d'appliquer le principe d'une réparation égale pour tous, quelque soit la génération ».

En 2010, 54 ans après, les engagés et les appelés qui ont pris part aux conflits de Suez et de Chypre ne bénéficient toujours pas de la reconnaissance de notre pays, ni de la carte d’Ancien Combattant. Cette inégalité de traitement est très mal vécue par nos compatriotes qui n’ont fait qu’obéir aux ordres donnés par le gouvernement français de l’époque.

Pour mettre fin à cette inégalité de traitement, il demande à Monsieur le Ministre de la Défense, les mesures qu’il compte prendre pour remédier à cette situation.

 

(Source Gérard Petit.)

Séance de L'Assemblée Nationale du mardi 5 Octobre 2010,

Réponse de Mr Falco à Mr Beaudoin.

M. Hubert Falco, secrétaire d’État à la défense et aux anciens combattants. Monsieur Beaudouin, vous l’avez souligné, l’effort sans précédent d’assainissement des finances publiques doit être juste et partagé.

Toutefois, le Gouvernement sera au rendez-vous de la mémoire.

Aucun droit acquis des anciens combattants n’est remis en cause.

Nous publions le décret permettant aux militaires ayant participé aux opérations extérieures de bénéficier enfin de la carte du combattant. Nous avons achevé la décristallisation complète des pensions pour nos anciens tirailleurs.

Nous renforçons le rôle de solidarité de l’ONAC. Nous avons permis l’attribution du bénéfice de la campagne double aux anciens combattants d’Afrique du Nord. (« C’est faux ! » sur les bancs du groupe SRC.)

Quant à la retraite du combattant, comme vous l’avez souligné, monsieur le député, elle a augmenté de 36 % depuis 2007.

 

En accord avec M. le Premier ministre, nous sommes donc attentifs à votre proposition et prêts à travailler pour trouver ensemble, dans les jours qui viennent, une solution à budget constant nous permettant de poursuivre les efforts entrepris depuis 2007 en faveur de la retraite du combattant, qui demeure une priorité pour nous et pour notre majorité.

(Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.)

 

Serait ce bon signe, à suivre de près dans les prochains jours (G.P.)

 

 

 


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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 12:08

Daniel Decot nous a quitté jeudi 16 septembre.

IMGP1015

Daniel, historien de sa région avait tenu avant notre assemblée générale à raconter ce qui s'était passé dans le Vercors en 1944.

Pour la sortie du Mousquetaire précédant cette assemblée, nous avions eu de nombreux contacts téléphoniques et ce numéro 29 avait été concocté avec le souci du détail, de l'exactitude historique. Le bulletin était prêt bien avant la date de sortie prévue.

Depuis nos conversations téléphoniques s'étaient espacées je le sentais essoufflé, je n'osai plus appeler.demander des nouvelles..

Daniel, appelé du contingent au service météo de Reims descend à Istres au volant d'un Saurer embarque sur le Brest  pour Famagouste. Il participer aux nombreuses rotations de camions entre Famagouste et Akrotiri.

Aux premières loges par son travail au service météo il rencontrera de nombreux pilotes et  racontera ses souvenirs de Chypre dans son ouvrage Opération Mousquetaire " Les Oubliés d'Akrotiri."

Daniel  était  passionné par l'histoire des pilotes français durant le dernier conflit mondial et passait de nombreuses heures au Service Historique de l'Armée de l'Air.

Il a écrit  quatre ouvrages sur le sujet des pilotes français (en vallée du Rhône, en AFN, en Italie et sur l'Allemagne)
Il avait également fait des recherches sur la disparition de St Exupéry.

 

En photo Daniel Decot en conversation avec un pilote de Mirage lors du dernier meeting de Reims

 


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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 16:29

Général Lamballe:

Il faut quitter l'Afganistan, le laisser à son sort.

Le général (2S) Alain Lamballe est un spécialiste reconnu de l'Asie du sud. Il est l'un des principaux contributeurs de la lettre d'information "le Milieu des Empires" dans laquelle il vient de publier une analyse sur la situation afghane qui rejoint celle développer dans "Mourir pour l'Afghanistan".( Voir la rubrique: à lire)

Des positions proches de celles défendues par certains au sein de l'Administration Obama, notamment par le vice-président Joe Biden. En voici les principaux extraits.

"La plupart des observateurs et analystes estiment aujourd’hui qu’aucune solution militaire ne peut être envisagée en Afghanistan. Désormais, l’on parle d’une solution politique. C’est une autre chimère. Il n’y a pas plus de solution politique que de solution militaire. Quand bien même on parviendrait à un accord, les parties afghanes signataires (gouvernement de Karzai, talibans, mouvements autonomes, …) pourraient ensemble ou séparément le déchirer dès le départ des troupes étrangères. Quant aux mouvements et factions non signataires, ils dénonceraient le manque de concertation et affirmeraient la non légitimité de l’accord.

Il faut quitter l’Afghanistan, le laisser à son sort, laisser les Afghans choisir leur propre destin, la guerre civile ou la réconciliation. Si, après notre départ d’Afghanistan, les talibans s’emparent par la force ou non du pouvoir, ce qui est vraisemblable, laissons-les gouverner à leur guise. Les populations qu’ils administreront finiront bien par s’apercevoir qu’ils ne sont pas meilleurs et plus efficaces que les modérés. Ils seront probablement pires et alors, après une prise de conscience populaire, tout peut changer, mais seulement de par la volonté des Afghans.

Si les talibans et les membres d’Al Qaïda nous menacent à partir de leur sanctuaire afghan, protégeons-nous mieux en développant encore nos services de renseignement, en engageant des actions offensives localisées mais seulement sur information précise"

Le général Lamballe a effectué l'essentiel de sa carrière dans le renseignement et les relations internationales. Saint-Cyrien, il  a d'abord servi en Algérie (commando de chasse). Docteur en sociologie politique, il est également diplômé des Langues-O. Il a par exemple été en poste au Pakistan et en Inde.

Le milieu des Empires, 13 avenue Boudon, 75016 Paris  email : finaldees@wanadoo.fr





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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 14:16

Engagement et promesse du gouvernement de M.Sarkozy: 

Pour la reconnaissance à part entière du titre d'Anciens Combattants du conflit de Suez et Chypre (1956/1957).

OBJET du droit à réparation:

-Depuis 1957, durée partielle du conflit réduite à 60 jours d'où privation des droits sociaux et financiers de ces Combattants des OPEX.

-Durée officielle fixée par le Decret 57-630 du 22 mai 1957 donnant droit au port de la médaille des Opérations du Moyen-orient: 113 jours.

-Durée réelle de la majorité des effectifs fin juillet 1956 à février 1957

Chronologie des courriers reçus:

-11 avril 2007: promesse électorale de Monsieur SARKOZY:

« .....reconnaissance des droits des combattants des OPEX auquel il convient d'appliquer le principe d'une réparation égale pour tous, quelque soit la génération ».

« ......reconnaître la qualité de combattant à tous les militaires qui, en vertu des décisions des Autorités françaises, ont participé au sein d'unités françaises, ou alliées, ou de forces internationales.....à des Opérations ou missions menées conformément aux obligations et engagements internationaux de la France »

« .......préciser les critères qui pourront être retenus pour assimiler à des actions de feu ou de combat certaines missions, ou parties de mission, afin d'aboutir dans les meilleurs délais...... »

-16 octobre 2007: de Monsieur Philippe JACOB, commissaire en chef de la Marine à la Présidence de la République:

« ......dans le cadre des OPEX, il est nécessaire de modifier l'art. L 253ter. Monsieur le secrétaire d'Etat à la Défense chargé des Anciens  Combattants a décidé d'en opérer l'actualisation en tenant compte de la spécificité des Opérations considérées....... ».

-19 mai 2008:de Monsieur Jean-Marie BOCKEL, secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants:

« en l'absence de texte définissant les actions dans le cadre des  Opérations

Extérieures, la réflexion en cours doit permettre de qualifier la  particularité des Opérations Extérieures sans dénaturer la notion de Combattant ».

-4 juin 2008:de Monsieur Philippe JACOB:

« .....dans le cadre des OPEX, il est nécessaire de modifier l'article L 253ter........La réflexion en cours doit permettre de qualifier la particularité des Opérations Extérieures sans dénaturer le notion de Combattant ».

-13 août 2008: de Monsieur Jean-Marie BOCKEL:

Première subvention de l'Etat de 1.200€ reconnaissant le droit à l'acquisition de drapeaux nécessaires à chacunes des 5 régions de notre Association.

-15 octobre 2008:de Monsieur Jean-Marie BOCKEL: Projet de budget des A.C.

Pour 2009:

au chapitre 05, § 8.- Les critères d'attribution de la carte de Combattant datant de la guerre d'Algérie, ne sont plus exactement adaptés aux conditions généralement connues, d'emploi des forces dans les Opérations Extérieures. Il a donc été décidé d'en opérer l'actualisation en tenant compte de la spécificité des Opérations considérées.

L'aboutissement de la négociation en cours traduira dans les faits la reconnaissance de l'action des combattants de la quatrième génération du feu, engagée dans les Opérations de maintien ou de rétablissement de la paix..... »

-17 novembre 2008: de Monsieur Marc DEL GRANDE, Directeur adjoint de cabinet aux A.C.

Il a été décidé la constitution d'un groupe de travail chargé de reprendre le dossier initié en 2006 pour adapter les critères d'attribution de la carte du combattant à la situation des militaires en Opérations Extérieures et de présenter dans des délais rapprochés de nouvelles propositions au services du budget

-18 novembre 2008:de Monsieur Philippe JACOB:

« l'actualisation des critères d'attribution de la carte du Combattant, qui doit permettre de qualifier la particularité des Opérations Extérieures, sans dénaturer la notion de combattant, est toujours en cours de finalisation.

-5 février 2009: de Monsieur Philippe JACOB:

« La réflexion en cours doit permettre de qualifier la particularité des opérations extérieures sans dénaturer la notion de combattant »

-21 avril 2009: de Monsieur Jean-Marie BOCKEL:

Réception d'un DVD « Monde combattant: la réforme en question »se rapportant à la brochure du 15 octobre 2008 en confirmation des engagements +réponse téléphonique reçue directement de Monsieur Marc DEL GRANDE: « Le dossier est déposé à Bercy pour avis favorable et devrions en être informés prochainement..... ».

27 octobre 2009: de Monsieur Philippe JACOB:

« La classification en OPEX évolue selon un ordre chronologique afin de satisfaire les combattants des conflits les plus anciens »

(Les combattants d'Indochine et d'Algérie sont reconnus. Le conflit de Suez et Chypre date de 1956. Nous sommes les plus anciens.)

05 mars 2010 de Madame Neau-Dufour, conseillère mémoire, cabinet de Monsieur FALCO:

« Le budget proposé pour la reconnaissance au titre d'Anciens Combattants des OPEX est accepté par le Ministère concerné. La concrétisation effective de cette attribution serait officialisée dans quelques mois »

19 mars 2010. Monsieur Alain JACQUES, Chef de Cabinet de Monsieur Hubert Falco:

« L'adaptation des critères d'octroi de la carte du combattant en faveur des soldats engagés en OPEX est un dossier prioritaire pour le Secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants et qu'il entend faire aboutir dans les meilleurs délais »

12 mai 2010. -de  Monsieur Philippe JACOB:

« .....dossier prioritaire que le secrétaire d'Etat entend faire aboutir dans les meilleurs délais comme vous le précise la conseillère mémoire »  (Madame Neau-Dufour – 05/03/10).

14 mai 2010. - de Madame Neau-DUFOUR:

« ....le Ministre devrait faire une annonce officielle dans peu de temps. Nous restons attachés à l'aboutissement de cette demande et y travaillons avec constance »   

26 mai 2010.- de Madame Neau-DUFOUR Odile FROMENT (conseillére technique aux rapatriés):

Reçu dépêche AFP, pour information. - 4PR78 FRS 0950 250510-18h.16

« .....boucler ce dossier rapidement. Avant l'été »

 André Painsecq, président de l'ANAC de Suez et Chypre


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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 22:16

stèle

 

Une stèle a été inaugurée 70 ans jour pour jour à Frasne où le capitaine Accart, un as rémois du printemps 1940, avait dû sauter en parachute. Mardi, soixante-dix ans jour pour jour après les faits, une stèle a été inaugurée dans les bois de la commune de Frasne dans le Doubs, un village situé à une vingtaine de kilomètres de Pontarlier la mémoire du général de division aérienne Jean-Mary Accart qui, capitaine en 1940, en pleine campagne de France, alors qu’il était à la tête de l’escadrille SPA 67 du Groupe de chasse 1/5 de Reims, a été grièvement blessé en service aérien commandé. Le 1er juin 1940, Accart est atteint par une balle tirée depuis un Heinkel 11 qui vient se ficher entre ses deux yeux. Le capitaine parvient par miracle à s’extraire de son cockpit et saute en parachute malgré sa très grave blessure. Le bras gauche retourné, il se brise une jambe en touchant le sol  et est retrouvé inconscient. Il est dirigé en urgence vers un hôpital lyonnais. Les médecins par viennent à le sauver. Il choisit d’occuper sa convalescence pour rédiger un ouvrage: « Chasseurs du ciel » qui est un témoignage poignant sur l’action des pilotes de chasse pendant la campagne de France.

Autour du maire de Frasne, Philippe AIpy, d’une forte délégation d’anciens combattants en présence de la famille du général en particulier de son fils Bernard et de sa fille Laurence, une cérémonie émouvante a eu lieu. La BA 112 « Commandant Marin-la Meslée » qu’il a commandée du 12 septembre 1952 au 20 août 1955 avait dépêché une délégation composée du lieutenant de réserve Armet Péron et de Frédéric Lafarge, administrateur du musée de la base et chargé des relations publiques.

« Les Allemands ne l’auront pas »

La stèle signée Marcel Dichamp, un ferblantier retraité et passionné d’histoire a été érigée à l’endroit même où le capitaine Accart a été découvert évanoui. Elle reproduit le profil caractéristique d’une aile de Curtiss H 75, son avion comme celui de ses compagnons de combat Edmond Marin-la-Meslée, Michel Dorance, les Tchécoslovaques Aloïs Vasatko et François Périna, Maurice Tallent, Georges Lefol et François Morel pour ne citer que les as du 1/5 ayant remporté au moins dix victoires homologuées.

« Ces pilotes ont fait du 1/5 le groupe de chasse le plus titré de l’Armée de l’air à la fin de la campagne de France avec cent onze victoires, d’où ce surnom de groupe des 111 », rappelle Frédéric Lafarge qui vient de publier un ouvrage passionnant sur la BA 112 de Reims. Deux plaques de laiton sont fixées sur la stèle pour rappeler les circonstances du saut d’Accart. « accart Mon fidèle Curtiss à lui aussi terminé la guerre. Il est arrivé au sol à mille ki1omètres à l’heure et s’est enfoui désespéré. Les Allemands ne « auront pas», indique la seconde plaque. Avec cet appareil, Accart avait remporté la totalité de ses victoires, douze sûres et quatre probables. « Les restes du moteur, un Wright Cyclone à quatorze cylindres développant 1200 chevaux est présenté depuis 2003 dans une es salles du musée de la BA 112. Ce Curtiss H 75, chasseur d’exception, a permis à douze pilotes de Reims de se classer parmi les quinze meilleurs as de la campagne de France, le meilleur étant Marin la Meslée avec seize victoires sûres et quatre probables », conclut Frédéric Lafarge. Accart a terminé sa carrière comme général de division, commandant la Force aérienne tactique.

Il était Grand-croix de la Légion d’Honneur et titulaire de la croix de guerre avec onze citations. Il est décédé le 19 août 1992. L’un de ses fils *disparu prématurément vivait à Bazancourt et était un ami du Musée de la BA 112.

H Ch L’UNION de Reims Jeudi 3 juin 2010

*Pierre ACCART Sous-lieutenant à Contrôle  Local d’Aérodrome à Akrotiri était un membre très actif de notre Association.

 

 


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