Blog de l'Association Nationale des Anciens Combattants de Suez et Chypre Opération Mousquetaire 1956
De Saïgon à Alger
La campagne de Suez vue par un pilote de l’Aéronavale
Bernard Bachelot
Le récit, vif et soutenu, s’ouvre en 1951 et se clôt en1966. Il nous transporte sur deux terrains de conflits majeurs de la deuxième partie du xx siècle l’Indochine et l’Algérie ; il éclaire une page d’histoire moderne et contribue au débat actuel sur le sujet
Ces mémoires celles d’un officier de la Marine française, devenu pilote de chasse et officier d’appontage, tiennent de l’Histoire autant que de l’aventure. Aux récits souvent bouleversants de combats sur les fleuves d’Indochine et de missions aériennes périlleuses se mêlent l’histoire de l’installation d’une famille en Afrique du Nord au XIX siècle et la chronique des événements politiques. Bernard Bachelot nous raconte la décolonisation de l’intérieur, avec les yeux d’un natif d’Algérie et le vécu d’un soldat. Il témoigne du traumatisme de militaires de carrière engagés dans des guerres cruelles qui ont abouti -en dépit parfois de victoires sur le terrain- à de tristes abandons. Il nous parle de pertes : perte de la terre, des amis, des idéaux, perte de l’innocence. Sur le conflit militaire se greffe le conflit intérieur. La vie sur le terrain d’opération va de pair avec la vie intime et privée. On assiste à la fin des illusions et à la naissance d’une famille.
La mort accidentelle d’un de ses enfants - point de départ du récit - incite l’auteur à revenir, près de quarante ans après les faits, sur cette période agitée et tragique. De Saigon à Alger est l’histoire d’un déracinement. L’émotion qui s’en dégage naît de la précision du témoignage et de la passion dans l’analyse.
Ceci est le texte de la page 4 de couverture, mais pour nous qui avons fait la Campagne de Suez, Bernard Bachelot nous apporte énormément de précisions sur Antoine Lancrenon et sa famille.
C’est la campagne vue du côté de l’Aéronavale.
Tout jeune marié Bernard Bachelot débarque à Bizerte en janvier 1956, Il est affecté à la flottille 14 F équipée de Corsair. Le commandant en second de cette flottille est alors le Lieutenant de Vaisseau Lancrenon.
Il n’y a alors que peu d’officiers mariés et des liens se tissent entre les familles, trois couples attendent un heureux évènement pour l’été et les Lancrenon qui ont déjà trois enfants, en attendent un quatrième.
Le petit Bachelot nait le 16 août et le petit Lancrenon le 6 octobre et les pères embarquent sur le porte-avions Arromanches le 22 octobre
Le 3 novembre, les Corsair de la 14F attqauent l’aérodrome du Caire Almaza
Antoine Lancrenon ne rentrera pas de cette mission